jeudi 28 mai 2015

26e Semaine de la presse et des médias dans l’école


Chaque année, au printemps, les enseignants de tous niveaux et de toutes disciplines sont invités à participer à la Semaine de la presse et des médias dans l’école.
Activité d’éducation civique, elle a pour but d’aider les élèves à comprendre le système des médias, à former leur jugement critique, à développer leur goût pour l’actualité et à forger leur identité de citoyen.
"La liberté d’expression, ça s’apprend !" est le nouveau thème de la 26e Semaine de la presse et des médias dans l’école proposé par le CLEMI en hommage aux victimes des attentats survenus en janvier dernier.
Nous avons proposé cette année  2 ateliers autour de cette thématique, animés par des professionnels des médias :
Les caricatures. Quelles limites pour la liberté d’expression ? Objectif : faire réfléchir les élèves sur des caricatures à travers le temps.
Débat sur la liberté d’expression. Peut-on tout dire ? Les médias sont-ils là pour informer ? Pour divertir ?
Par ailleurs, toutes les classes de 4ème, ont assisté  les 30 et 31 mars à une conférence de Stéphane Parizot, rédacteur en chef d’Euronews sur les mêmes thèmes.
"Ce lundi 31 mars, nous avons rencontré M.Parizot qui est journaliste pour une grande chaîne d'information internationale. Nous avons parlé de la liberté d'expression et de ses limites sous forme d'un débat interactif.  Après ce long mais très instructif débat d'une heure, nous en avons conclu que la liberté d'expression est une liberté très importante et que de nombreuses personnes sont mortes pour la préserver. Alors, puisque nous, nous pouvons nous exprimer, profitons-en ! "(Jonas, Alexandre et Martin de 4.6).

 
Plus de mots.
Des jours que j'essaie, et pas, j'y arrive pas. Plus de mots, plus de dessins.
Enfin si, plein, de partout, j'ai bien compris, mais enfin.
C'est si frêle, un mot, un dessin.
C'est si frêle, et pourtant ça les rend fous.
C'est le rire qui les rend fous.
L’esprit vif, rabelaisien, le rire acerbe, aiguisé, ils  peuvent pas avec ça. C’est irrévérencieux, le rire, ça ne respecte rien, c'est insolent, libre infiniment, ça va partout, ça ne se maîtrise pas, c'est insupportable.
Y'a qu'une balle de kalachnikov pour arrêter qu'un mec se marre.
C’était des mecs qui dessinaient. Qui riaient du soir au matin. J’avais, comme beaucoup d’autres, grandi avec eux. Wolinski et Cabu avaient commencé dans les années 70, ils étaient toujours debout. Chaque semaine, le mercredi, ils s’asseyaient autour d’une table ovale de Cavanna, Gébé, Reiser, puis Charb, Luz, Riss, Oncle Bernard, tous les autres –, et les mots et les dessins qui faisaient le plus rire étaient dans le journal.
Le fondement d'Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, c'était l'anarchisme, le rire, l'appartenance à aucune chapelle, les coups de gueule de Cavanna, la poésie de Gébé, Wolinski, l'antimilitarisme de Cabu, et l'esprit de fête. Luz, Riss et Charb avaient prolongé ça.
Des types sont entrés dans la salle de rédaction et les ont exécutés un par un, avec des armes de guerre (les mots, cette fois, pour se faire à l'irréel).
Charlie Hebdo, j’ai grandi avec toi, je t’achetais tous les mercredis. La kalachnikov contre le rire, ça aurait fait un bon dernier dessin, non, Charb, Cabu, Tignous ?
Si on avait, pour certains, et pour un temps, baissé les bras, pensé à autre chose, détourné parfois le regard, désormais, c’est fini. On n’a plus le choix. Au boulot.
Pierre Ducrozet (écrivain)





Prix Lire pour demain 2014-2015


Les livres environnement des lycéens de Rhône-Alpes

Organisé par la MNEI et la MRE avec le soutien de
la Région Rhône-Alpes


TOUTES LES PHOTOS 

https://plus.google.com/photos/+MNEIMaisondelEnvironnementdelIs%C3%A8re/albums/6146156322980803377

ET UNE VIDEO
https://www.youtube.com/watch?v=kNs-xErd2Yc

Au mois d’octobre 2014 notre classe a eu la chance d’être sélectionnée pour participer à un évènement  à la fois littéraire et éco-responsable « Lire pour demain ». Le projet consistait à lire six livres (essais, biographies, fictions, documentaires, bandes dessinées…) traitant des questions environnementales et d’élire notre « Coup de cœur ».

Voici la sélection officielle pour  2014-2015 :

·         Samouraï Océan – Le destin de Satchi – Tome 1

           Hugo VERLOMME                Gallimard Jeunesse, 2013
Muni de son sabre, Satchi le « Samouraï Océan » défend la mer et les océans. Il lutte contre les attaques répétées de pêcheurs sans scrupules et plus largement contre les hommes qui s’emparent sans vergogne des richesses de l’Océan. Aidé de ses amis, les « Cinq » de la Plateforme ainsi que de la belle Evolina, son amour d’enfance, la quête de Satchi s’annonce difficile et pleine de rebondissements.

·         Paradis (avant liquidation)

          Julien BLANC-GRAS             Au Diable Vauvert, 2013
Julien Blanc-Gras nous emmène en voyage dans un pays voué à disparaître : la république des Kiribati. Située au milieu du Pacifique, cet état est une île qui est menacée par le réchauffement climatique, menacée  d’engloutissement pour être exact. Parti à la rencontre des habitants qui vivent quotidiennement sous cette menace, Julien Blanc-Gras nous emmène à la découverte de ce "paradis ".

·         Itawapa

           Xavier-Laurent PETIT          L’Ecole des Loisirs, 2013
La mère de Talia est professeur d’ethnologie. Elle a décidé de partir défendre des Terres en pleine forêt amazonienne (appartenant aux derniers représentants du peuple indien). Elle veut les protéger d’un projet de forages pétroliers. Mais depuis un mois et demi, Talia n’a plus aucune nouvelle d’elle. Angoissée par ce qu’il a pu advenir de sa mère, elle décide alors de partir à sa recherche accompagnée deux personnes : son grand-père, un vieil homme étrange et secret et l’inspecteur Augusto.

·         La nature au Café du Commerce : préjugés et lieux communs sur la faune et la flore

          Jean-François NOBLET         Plume de Carotte, 2014 (!)
Avec ce livre, Jean-François Noblet nous fait découvrir la nature avec humour et pédagogie. Il déconstruit ici toute une série d’idées reçues.


·         50 idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation

          Marc DUFUMIER                  Allary Editions, 2014
A propos de l’alimentation et de l’agriculture, nous entendons aujourd’hui beaucoup de choses contradictoires. Marc Dufumier, agronome, passe ici en revue 50 idées reçues qu’il explique avec des arguments clairs et scientifiquement incontestables.

·         Kanopé

           Louise JOOR         Delcourt, 2014
Nous sommes en 2137 : la surpopulation humaine et leurs activités ont entraîné des mutations importantes de l’écosystème. Seuls en Amazonie, survivent encore quelques espèces animales et végétales. C’est aussi ici que vivent les « éco-martyrs » dont Kanopé, une jeune orpheline fait partie. Un jour, au beau milieu de leur territoire sauvage, elle tombe nez à nez avec un jeune homme qui vient de s’échapper de la ville.

Notre sélection : 1 : Samouraï Océan  /  2 : Kanopé / 3 : Itawapa

Dans le but de nous investir pleinement, nous nous sommes inspirés de nos lectures pour élaborer tout au long de l’année, en petits groupes, des productions très diverses. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont fait des origamis,  un quiz ou encore des affiches sur le thème du développement durable.

Nous avons eu le privilège de rencontrer au CDI au mois d’avril  l’un des auteurs,  Jean-François Noblet, venu échanger avec nous sur son livre et ses convictions.
 Le projet s’est conclu  le 12 mai par une réception au siège de la Région Rhône-Alpes où furent conviés, outre la lauréate du Prix, venue spécialement de Belgique, et Jean-François Noblet,  les officiels et les autres lycéens inscrits.  Tous  s’étaient en effet déplacés et préparés pour remettre le  prix à   Louise Joor pour sa bande dessinée Kanopé.  Ce fut aussi l’occasion de présenter notre travail à l’assemblée et de poser des questions à Louise Joor.  Ce projet nous a beaucoup plu et nous avons découvert  que la la littérature, sous toutes ses formes, est une façon originale d’aborder le thème de l’environnement. Et bravo à Louise Joor !

Les élèves de 2.1 et de l'ULIS lycée







vendredi 22 mai 2015

Ecrivains en herbe


A l’occasion du Printemps des poètes, les 28  élèves de 6.7 ont participé à un atelier  de lecture-écriture avec l’écrivain Pierre Ducrozet. Il leur a parlé de nos grands poètes,  réunis dans une anthologie « Poètes, qui êtes-vous ? »  avant de leur faire manipuler eux-mêmes les mots.

 Ce vendredi 27 mars un poète est venu dans notre classe. Il  nous a parlé de poésie,  il nous a parlé aussi de grands poètes : Blaise Cendrars, Boris Vian, Raymond  Queneau et bien d’autres encore. Le matin,  il a lu des poèmes qu’il avait choisis pour nous ! Puis nous avons fait comme Raymond Queneau, qui dans ses « Exercices de style » raconte de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes une brève histoire. Pour nous, ce fut vingt-huit fois, donc vingt-huit textes que nous avons nous-mêmes écrits et qui sont rassemblés dans un recueil illustré ! Grâce à cette magnifique séance de lecture au CDI,  et à la Librairie-boutique des Marais qui nous a gentiment ouvert ses portes l’après-midi, et surtout  grâce à l’atelier d’écriture, Pierre Ducrozet a fait de nous de vrais poètes. Nous avons eu beaucoup de chance de le  rencontrer. Il nous a vraiment inspirés !

Merci Pierre Ducrozet ! 

Les élèves de 6.7


 "Une journée ensoleillée de mars. Les enfants sont là, dans le CDI. Le stylo à la main. On attaque. Raymond Queneau, au tableau ! On parle de toi aujourd’hui. On lit tes Exercices de style ensemble, on regarde comment tu t’es débrouillé pour écrire la même histoire de 99 manières différentes, et on va essayer de faire la même chose. On va découvrir aujourd’hui, mine de rien, sur quoi repose la littérature : une manière de voir les choses. Les choses, elles, sont toujours les mêmes, à peu près. Ce sont les regards qui importent. On attaque. Vos textes sont drôles, enlevés, palpitants. L’histoire est toujours la même, très simple, on l’a inventée ensemble, seules les manières varient. Les voici.
Après des lectures, des histoires, des échanges, des rires, une grande et belle journée, je repars, heureux. C’est une grande énergie que l’on s’est transmise aujourd’hui. Elle m’aide à continuer, j’espère qu’elle vous donnera envie peut-être à vous aussi d’écrire, de lire, d’avancer."
Pierre Ducrozet




    
Pierre Ducrozet, sur la liste du Renaudot 
pour son dernier roman EROICA (Grasset, avril 2015)

 À la fin des années 1970, un jeune Américain, fils d’un Haïtien et d’une Portoricaine, recouvre les murs de Manhattan de phrases énigmatiques qu’il signe du nom de SAMO. Quatre ans plus tard, riche et célèbre, il invente un langage pictural d’une puissance inégalée, fait de corps, de mots, de rage. Jean-Michel Basquiat, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands peintres du XXe siècle, devient ici, pour la première fois, un personnage de roman. Pierre Ducrozet suit le parcours d’un garçon qui se rêve héroïque dans un monde qui ne l’est pas. Rock, hip-hop, clubs de l’East Village et galeries de SoHo ; dans ce New York en pleine renaissance émerge une nouvelle scène artistique autour de lui, de Keith Haring et d’Andy Warhol. Basquiat peint, danse, cavale, et devient le symbole des années 1980. Au-delà de la légende, Eroica raconte le combat d’un artiste contre le monde, et contre lui-même. Il a le génie, il a la grâce. Aura-t-il le courage ? Un personnage fascinant dans une ville en ébullition ; une épopée contemporaine.



                                                                                 









lundi 23 mars 2015

La fille qui n'aimait pas les fins, Prix CHRONOS 2015


"La fille qui n'aimait pas les fins" co-écrit par Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac a été lu par 60 élèves de Sixiéme. C'est un des 7 livres à lire cette année pour devenir un "Incorruptible".
Les deux heures passées  avec Matt7hieu Radenac, le 20 mars, ont permis aux élèves de lui poser beaucoup de questions et ainsi de percer de nombreux mystères sur sa vie et ses passions :
"Après avoir beaucoup voyagé, autant de ses lectures qu'à travers le monde, il a décidé d'habiller son prénom d'un 7 et de s'inventer un univers d'histoires et de dessins.(...). Toujours un crayon entre les mains, il dessine et invente des personnages ou des mondes fabuleux, dévoilant ainsi une imagination débordante".
Chacun y est allé de son coup de crayon : les élèves, qui avaient réalisé des affiches et l'auteur qui a dessiné leur portrait en guise de dédicace !


Le roman vient de recevoir le Prix CHRONOS 2015 et tout le monde s'en réjouit !








vendredi 6 mars 2015

Semaine des Droits de l'Enfant

 Dans le cadre du 25ème anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant, le CDI a organisé une semaine de rencontres, d’expositions d’affiches et de travaux d’élèves sur la vie et les droits des enfants d’ici et d’ailleurs… Ainsi, les classes de 5ème ont écouter avec attention  le témoignage émouvant de Noémya Grohan de l’association Gener-action solidaire sur le harcèlement en milieu scolaire. Une classe de Seconde a été initiée par V. Mege, auteure, aux techniques du slam sur le thème du respect filles/garçons. Cef fut aussi l’occasion d’échanger avec Mme Pignard sur le travail des enfants dans certains pays du monde et les actions de l’Unicef. Soeur Marie-Madeleine est venue spécialement parler des enfants du Togo et décrire leurs conditions de vie.


 

Née à Champigny-sur-Marne le 31 juillet 1987, Noémya  a été victime de harcèlement scolaire pendant toute sa scolarité au collège de la Sine, à Vence, dans les Alpes-Maritimes. Elle y a vécu quatre longues années de calvaire où brimades, insultes, coups et rejet ont été son lot quotidien, dans l’indifférence générale,   rajoutant jour après jour un peu plus de rage dans son cartable… S’en sont suivies dix longues années de dépressions et d’échecs professionnels, conséquences directes du phénomène de harcèlement subi. Dotée d’un esprit combatif, Noémya s’en est sortie notamment grâce à l’écriture, en parvenant à mettre des mots sur ses maux…. Depuis trois ans, elle fait de la lutte contre le harcèlement scolaire son combat personnel. Actuellement en formation pour devenir Coordinatrice de Projets, elle vient de créer sa propre Association intitulée GENER’ACTION SOLIDAIRE, et mène des actions de sensibilisation et de prévention au sein des établissements scolaires.

L'émission Zone interdite du 24 mars 2013 était consacrée à 
Noemya Grohan - 
Le harcèlement scolaire et ses conséquences.  
 http://www.dailymotion.com/video/xyh0gc_noemya_news



Noémya Grohan  en 5ème


Sœur Marie Madeleine  en 2.1



 
Mmes Pignard et Grillet  de l'UNICEF montrent  aux élèves  un film sur le travail des enfants





dimanche 1 mars 2015

Semaine des droits de l'enfant

Initiation caladoise au Slam le 27 février 2015

"Il se passe toujours quelque chose au CDI" lit-on sur le blog de Notre Dame de Mongré à Villefranche-sur-Saône. Et c'est rudement vrai !

Du 2 au 6 mars il est organisé ainsi la semaine des droits de l'enfant proposant notamment une exposition sur le harcèlement scolaire.

C'est dans ce cadre que j'ai animé une initiation au Slam le vendredi 27 février 2015 auprès d'une classe de Seconde : une façon de coucher sur le papier des sentiments à l'état brut, de façon spontanée, puis de les oraliser en étant sensible aux sonorités...
Virginie Mège.

SERIE 23

Rencontre au collège Notre Dame de Mongré


Ce vendredi 27 février 2015 (après l'initiation au Slam faite auprès des lycéens), j'ai eu le plaisir de rencontrer un groupe d'élèves de 4ème au collège Notre Dame de Mongré à Villefranche-sur-Saône.

A l'initiative d'Elisabeth Novales, professeur-documentaliste, et de Margaux Stoffel, professeur de français, ces adolescents avaient lu le Tome 1 de Série 23.

Un échange très agréable, plein d'enthousiasme et de convivialité. Merci à tous pour votre accueil max-magnus ! Virginie Mège
QUELLE HISTOIRE !
En cette fin du 23e siècle, plusieurs civilisations cohabitent sur la terre. Avides de nouvelles sensations, les Moijeux ont développé une technologie de pointe et ne pensent qu’à gagner des kapits. Les Takolens au contraire ont décidé d’être proches de la nature et cultivent leur esprit. Le jour où Rodrigue est envoyé en mission dans un collège pour Moijeux, c’est donc un véritable choc des cultures. Communications par Tiwax, dômes de cours, cagoules gluantes et chaussures à ressorts, tout étonne le jeune Takolen, même le langage ! Saura-t-il s’adapter ? S’il échouait, les conséquences seraient catastrophiques.
 Avec la trilogie futuriste Série 23,
Virginie Mège, auteure lyonnaise séduit les libraires, les professeurs et les élèves.
« Série 23 oscille entre la science fiction et le roman d’anticipation, et plonge le lecteur à la fin du 23e siècle, au beau milieu de deux civilisations aux modes de vie totalement opposés : les Moijeux, avides de nouvelles technologie, et les Takolens, fervents défenseurs de la nature .

 Série 23 est étudié dans certains collèges à des fins pédagogiques. Les professeurs de français l’utilisent notamment pour ses nombreuses références à la mythologie antique, ou encore les nouvelles expressions et évolutions du langage que l’on y rencontre ».

C’est la raison pour laquelle nous avons invité Virginie Mege  le 27 février !